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Dans l’Hérault, 105 forestiers-sapeurs œuvrent toute l’année pour protéger nos forêts des incendies



L’été 2019 a été catastrophique en ce qui concerne les incendies. Près de 1.105 hectares de massifs ont brûlé dans le seul département de l’Hérault. Ce bilan pourrait être bien plus lourd sans le travail annuel et quotidien des forestiers-sapeurs.
 

200 000 hectares à surveiller dans l’Hérault

Depuis plus de 40 ans, ces hommes surveillent et entretiennent 200 000 hectares de garrigues de bois et de forêts toute l’année dans le département de l’Hérault. Et l’été, ils sont les premiers à intervenir sur les sites concernés par les incendies :
 

Dans 90% des cas ça sera les équipes des forestiers-sapeurs qui seront en premier sur les lieux. Leur réelle force pendant les périodes estivales ça sera leur connaissance du terrain mais aussi leur délai d’intervention qui est en règle générale aux alentours de 10 minutes sur les sites concernés par les incendies.
– Alexis Jean, chef de service DFCI forestiers-sapeurs

 

Un métier à l’année

Pendant la période estivale, ces forestiers-sapeurs sont réquisitionnés à la surveillance des massifs. Le reste de l’année, ils sont sur le terrain. Ils entretiennent les forêts. Fort de 40 ans d’existence et donc d’expérience, ils ont mis en place une réelle stratégie :
 

Ce schéma stratégique indique toutes les pistes qui faut revoir et chaque année nous débroussaillons et nous avons une rotation d’environ deux ans sur les pistes que nous sommes en train de débroussailler.
– Hugues Duplanil, chef de groupe forestiers sapeurs du Caylar

Un métier de passion

La plupart de ses hommes sont animés par une véritable passion contagieuse, à l’image d’Aurélien :

C’est une passion de père en fils, mon père était forestier pendant 30 ans et j’ai pris la suite, pas dans le même groupe mais deux ans après et ce métier je l’aime.
– Aurélien Chopy, tractoriste forestiers sapeurs du Caylar

Les forestiers sapeurs sont aussi de plus en plus sollicités, à la gestion des crises climatiques comme le nettoyage des rivières avant et après les crus et le tronçonnage.

Le reportage de Jean-Philippe Faure et Nicolas Chatail



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