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Hérault : Vendres défend l'installation d'agriculteurs sur des terres en vente proche du littoral

Ils étaient tous présents au domaine de Castelnau de Vendres près de Béziers dimanche 12 mai, bien décidés à défendre leurs projets : 16 familles, pour 15 projets agricoles.

Deux éleveurs caprins, dix viticulteurs, une pépiniériste, un apiculteur, une entreprise d’aménagement de paysage et un oléiculteur : des projets adaptés au domaine, tous en bio, compatibles entre eux.

Locaux et matériel seraient mis en commun. 

Une démarche inhabituelle qui a séduit Emmanuelle Duroc jeune pépiniériste, comme Denis Fise, apiculteur.

Ce qui m’a vraiment plu dans ce projet, c’est sa dimension collective, la sauvegarde de bâtiments et de terres agricoles. Emmanuelle Duroc

Ce projet me permettrait de bénéficier d’un environnement privilégié pour les abeilles et aussi de faire bénéficier les autres de la pollinisation. Denis Fise

Reportage de Thierry Will et Franck Detranchant :

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Le Conservatoire du littoral, propriétaire de l’ensemble des terres du domaine de Castelnau, met aujourd’hui à la vente 1500 m2 de bâtiments et 60 hectares de terres agricoles. 

Il conserve les 400 hectares de terres humides pour la préservation du site.

Cette vente est une véritable opportunité dans une région où les terres sont très convoitées. Et très chères, voire trop pour les agriculteurs.
 
Alors mairie de Vendres, département de l’Hérault, région Occitanie, associations, caves coopératives  et agriculteurs se mobilisent.

L’association Terre de liens, spécialisée dans la protection des terres agricoles, fédère les 15 porteurs de projet et c’est elle qui se porte acquéreuse du domaine de Castelnau. 

André Robinet, président de Terre de liens Languedoc Roussillon a tout de suite été séduit par le projet quand il lui a été présenté par les élus et les agriculteurs.

Ici on sent une volonté collective de 15 familles (…) L’agriculture c’est aussi une affaire humaine, pas seulement de la productivité.

Le projet  est en compétition avec deux autres, la Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement agricole), mandatée par le Conservatoire du littoral, doit rendre sa décision le 24 mai 2019.


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