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INFOGRAPHIES. Hospitalisations, positivité, l’épidémie de coronavirus progresse rapidement en Occitanie



Tous les curseurs sont au rouge. Le virus COVID est de plus en plus présent en Occitanie. L’un des indicateurs, le taux de positivité a progressé d’un point en une semaine. Le nombre d’hospitalisations repart également à la hausse.

Les autorités de santé s’y attendaient. Effet de la rentrée des classes et des réunions de famille, de la reprise d’activité des entreprises, les indicateurs qui permettent de mesurer la progression de l’épidémie sont tous en hausse.

En Occitanie, le taux de positivité est passé de 3,7 à 4,7

Le taux de positivité permet de mesurer le nombre de personnes positive sur une semaine. Ce mardi 15 septembre, en Occitanie, il était de 4.7 % ce qui représente une hausse d’un point. Depuis plusieurs semaines, on constate que l’indicateur est en nette progression. De même que le nombre de cas positifs par jour. 
Comme le montre le graphique, le virus reprend petit à petit du terrain depuis le début juillet. Et depuis le mois d’août, il affiche une progression constante et exponentielle.
Une échelle de trois niveaux a été instaurée pour mesurer cet indicateur

  • vert : taux de positivité entre 0 et 5% ;
  • orange : taux de positivité entre 5 et 10% ;
  • rouge : taux de positivité supérieur à 10%.

Hausse significative des hospitalisations et des décès

Autre marqueur de la reprise, le nombre d’hospitalisations. En  seulement quatre jours, entre le 11 septembre et le 15 septembre, 59 personnes ont dû intégrer l’un des services hospitaliers Covid de la région. Il s’agit d’une des plus fortes progressions enregistrées depuis plus de deux mois. Les services dédiés au coronavirus ne sont pas à ce stade saturés mais une telle progression en si peu de temps est inquiétante et fait l’objet d’une surveillance des services de santé régionaux.
59 hospitalisations, 14 décés en une semaine. L’histogramme montre la reprise.

Des disparités importantes selon les départements

Sans surpise, l’Hérault et la Haute-Garonne, départements où se situent les deux plus grandes métropoles de la région sont les plus touchées. Le taux d’incidence mesuré quotidiennement par l’ARS (Agence régionale de santé), permet de visualiser l’évolution de la circulation de la COVID.
Le taux d’incidence est le ratio tests positifs rapportés à la population. Le plus souvent, il est donné pour 100 000 habitants sur sept jours écoulés. Son seuil d’alerte est fixé à 50. 

Le Lot reste le département le moins touché. L’Hérault, la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne, l’Aude, les Pyrénées-Orientales et le Gard sont classés en zone rouge. Le Gers où le taux a fortement progressé est sous surveillance. Sur la carte, les départements en zone rouge.

L’animation permet de mesurer l’évolution très rapide, notamment ces derniers jours, du taux d’incidence par département.

Les EHPAD durement touchés

116 clusters (foyers d’infection) sont actuellement en cours d’investigation en Occitanie. Parmi ceux-ci, 28 concernent des EHPAD. L’un des plus importants est celui de l’Ehpad de Séverac d’Aveyron où 8 résidents sont morts des suites du COVID. Quatre résidents sont hospitalisés. Une cinquantaine d’autres et 20 salariés sont positifs. Un autre cluster de 40 personnes a été découvert dans le Gers.

 


La population très âgée qui réside dans ces établissements est particulièrement vulnérable. La consigne actuellement pour les résidents d’EHPAD concernés par un cluster est de ne pas sortir de leur chambre.


Tester et isoler pour endiguer la progression

De nouvelles mesures sont mises en place pour lutter contre le virus. Il ne suffit plus de généraliser les tests PCR, ce qui a entraîné un embouteillage monstre dans les centres de test et une saturation des laboratoires. Mais plutôt de prioriser les personnes qui doivent impérativement se faire tester dans les meilleurs délais. Ainsi les personnes présentant des symptômes, les personnes ayant eu des contacts rapprochés avec une personne testée positive et les personnels soignants auront un accès privilégié aux tests grâce à la mise en œuvre de circuits dédiés de dépistage ou de plages horaires réservées.
Par ailleurs en cas de nécessité d’isolement, la période est ramenée de 14 à 7 jours.



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