Toutes les news de l'Hérault

la pollution de l’air remonte à Toulouse et Montpellier, mais reste inférieure aux années précédentes


En raison de la forte baisse de la circulation routière et de l’activité pendant le confinement, la pollution de l’air a notablement baissé en Occitanie. Au fil de l’été,  elle a remonté progressivement, notamment à Toulouse et Montpellier mais reste inférieure aux années précédentes.

A l’occasion de la journée nationale de la qualité de l’air en France, ce mercredi 16 septembre “Atmo Occitanie” a présenté en conférence de presse un dossier faisant le point de la pollution de l’air dans la Région.
En effet, depuis l’an 2000, les Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) ont créé la “Fédération Atmo France” pour les représenter au niveau national et partager leur expertise et leurs moyens.
Atmo Occitanie fait partie des 18 régions adhérentes de la Fédération.

Son étude analyse les chiffres répartis en 3 périodes : pendant la période du confinement, puis dans les semaines ayant suivi le déconfinement, et enfin depuis la rentrée.
Ses conclusions sont présentées également d’un point de vue géographique : la Région Occitanie dans son ensemble, puis des focus sur les 3 plus grosses agglomérations, celles de Toulouse (Haute-Garonne), Montpellier (Hérault) et Nîmes (Gard).

Les 3 composantes de la pollution de l’air

La première source de pollution de l’air mesurée par “Atmo Occitanie” c’est le Dioxyde d’Azote, dont la formule chimique est NO2.
Le second polluant objet d’observation, ce sont les “particules fines”, connues surtout pour être émises notamment par les véhicules dont le moteur diésel fonctionne au gazole, mais aussi par bien d’autres sources – notamment industrielles.
Enfin la présence d’ozone (de formule chimique O3) dans l’atmosphère a également été mesurée.

Ces capteurs automatiques d’Air installés par Atmo Occitanie surveillent la pollution.

© FTV

Occitanie : une augmentation du taux de dioxyde d’azote 

Sur le plan régional :

  • depuis la reprise d’activité, les niveaux de NO2 ont augmenté de 30% en moyenne sur l’ensemble de la région Occitanie : ils atteignent désormais un chiffre proche d’une semaine “normale
  • cependant, depuis la levée du confinement, ils ont augmenté de 95% à proximité des axes routiers : malgré cela ils restent toujours inférieurs de 20% en moyenne aux concentrations observées les années antérieures
  • au fil d’une journée, les niveaux d’ozone sont au plus bas à 6 H du matin et au plus haut à 14 H. La particularité de cet été 2020 à retenir, c’est qu’ils ont été très inférieurs à la normale : les concentrations maximales journalières étaient 10% en dessous de celles qui sont habituellement mesurées
  • il faut noter qu’il reste difficile d’évaluer l’impact des mesures de confinement sur les concentrations de “particules fines“, du fait de la forte influence des conditions météorologiques (ensoleillement, vent, etc) ainsi que de la multitude des sources d’émissions de ce polluant.  

Toulouse

Le focus sur la métropole toulousaine apporte quelques modulations à ce bilan :

  • à la levée du confinement les niveaux de NO2 ont augmenté de 53% en moyenne en milieu urbain, mais au bilan en cette mi-septembre, ils restent toujours inférieurs de 12% en moyenne aux concentrations observées en 2017-2018-2019
  • du point de vue des particules fines, à l’instar de l’ensemble de l’Occitanie, aucune tendance claire ne se dégage sur l’agglomération
  • enfin les concentrations d’ozone sont restées très nettement inférieures à la normale pendant l’été.
Exemple de tableau présenté par Atmo Occitanie en conférence de presse : ici l'évolution de la présence de dioxyde d'azote dans l'air au fil d'une semaine sur l'agglomération toulousaine, pendant le confinement, au cours de sa sortie progressive, et depuis la rentrée.

Exemple de tableau présenté par Atmo Occitanie en conférence de presse : ici l’évolution de la présence de dioxyde d’azote dans l’air au fil d’une semaine sur l’agglomération toulousaine, pendant le confinement, au cours de sa sortie progressive, et depuis la rentrée.

© Atmo Occitanie

Montpellier

Même si ces tendances générales sont partagées, les chiffres sont un peu différents sur la métropole de Montpellier:

  • en effet depuis le début du déconfinement les nveaux de NO2 ont augmenté de 44% en moyenne en milieu urbain; malgré cela il restent toujours inférieurs de 25% en moyenne aux concentrations observées au cours des 3 années antérieures
  • les deux autres composantes de la pollution atmosphérique – particules fines et ozone, ont connu des évolutions comparables à celles notées à Toulouse et dans ses alentours.

Enfin on peut noter des chiffres très proches de ceux déjà cités plus haut pour l’agglomération de Nîmes.
 





Source