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Le navire-laboratoire qui met l’eau de mer en bouteille bientôt de retour à Sète



Selon Ocean Fresh Water Ships, les premières bouteilles d’eau de mer filtrée ont été produites dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 janvier.

L'”Ôdeep One” est parti de Sète, son port d’attache, mercredi 8 janvier, avec 60 personnes à son bord.

Le projet Ô deep est né en 2013, dans la tête d’un ancien capitaine de la Marine marchande, Régis Revilliod. Il a d’abord fallu mettre au point le procédé exclusif qui permet de filtrer l’eau de mer.

Dans un premier temps, un bateau expérimental, le “Little Ôdeep“, a été affrêté pour recueillir l’eau de mer au large de Hyères, dans le Var. Et c’est un laboratoire, à terre, qui s’occupait ensuite de la filtrer et de la mettre en bouteille.

Une fois le procédé industriel mis au point, un nouveau navire a été affrêté.
 

Un bateau-laboratoire-usine, tout en un, unique au monde

L'”Ôdeep One“, rattaché au port de Sète depuis novembre 2019, regroupe lui l’ensemble des unités de production, pour la filtration et la mise en bouteille de l’eau de mer.
 

C’est un procédé unique au monde.

C’est un procédé unique au monde qui permet une filtration sélective de l’eau de mer : on enlève le sodium de chlore mais on garde tous les sels minéraux et les acides aminés des eaux profondes”, explique Charlotte Leclerc, chargée de la communication d’Ocean Fresh Water Ships (OFW) pendant que son fondateur Régis Revilliod est en mer.

Un procédé tout-à-fait différent du dessalement de l’eau de mer et un secret bien gardé par OFW Ships.

On puise l’eau de mer à 300 mètres de la surface, dans une eau profonde de 2.000 mètres. L’Ôdeep One opère à plus de 200 kilomètres des côtes. On n’ajoute rien, on enlève seulement le sodium de chlore, la molécule de sel.

Des paramètres précis, qui, selon l’entreprise, “garantissent l’eau de mer des pollutions liées aux fonds marins, à la proximité des côtes et à la surface“.
 

Des bateaux de production… proches des sites de vente

L’idée de Régis Revilliod, le fondateur d’Ocean Fresh Water Ships, c’est d’équiper des navires-usines et de les envoyer ensuite produire à proximité des pays où les bouteilles seront vendues.

Des bouteilles en plastique 100% recyclable pour l’instant, mais à terme en plastique bio-sourcé et entièrement biodégradable.
 

Nous voulons une empreinte carbone la plus neutre possible, voire positive. Nos navires ne poussent pas leurs moteurs pour gagner du temps, ils fonctionnent au diesel oil, le carburant le plus écologique du marché, et toute notre phase de production en mer se fait à la dérive pour limiter les rejets en mer.

Dans ce projet, Sète serait le port d’attache d’OFW, pour mettre au point des navires qui partiront ensuite produire ailleurs.

L'”Ôdeep One” devrait produire 750 palettes par semaine soit 1 323 000 bouteilles de 600 ml, vendues au prix public de 1,95 euros chacune, selon les chiffres annoncés par l’entreprise.
 



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