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l’invasion du centre-ville par des centaines de perruches à collier excède les riverains



Vous les avez peut-être aperçues et surement entendues ? Des perruches à collier volant en liberté dans le ciel de Montpellier ou colonisant les arbres au bord du Lez. Elles seraient plus de 500 aujourd’hui. Pourquoi ont-elles élu domicile en ville ? Une étudiante en écologie nous l’explique.

La nuit n’est pas encore tombée, sur les rives du Lez à Montpellier mais déjà les perruches à collier regagnent leurs dortoirs : des platanes situés le long de l’avenue Marie de Montpellier, à proximité de l’Hôtel de ville.
Un axe bruyant, comme elles, qui leur permet de ne pas être repérées par d’éventuels prédateurs. Et pourtant, ce lieu de villégiature est bien loin de leurs milieux d’origine, l’Afrique et l’Asie.
 

Elles sont cavernicoles mais elles se sont adaptées à nos villes. Elles s’installent dans les essences d’arbres ayant le plus de cavités et qui correspondent à leurs besoins. Certaines nichent même dans les bâtiments.

Claire Rougier, étudiante en master d’écologie.

Aujourd’hui, les perruches à collier sont plus de 500 à Montpellier. Elles se repèrent facilement dans le paysage grâce à leurs couleurs vives et surtout à leurs cris très aigus que certains Montpelliérains ont fini par apprivoiser alors qu’ils en excèdent beaucoup.
 

C’est mieux les oiseaux que les voitures mais c’est bryant !

Un riverain.

Les premières perruches ont été importées en France au milieu des années 70 mais ce n’est qu’en 1993, autour du lac du Crès, qu’elles ont été aperçues pour la première fois dans la région.

Entre 2003 et 2008, vers Lattes, on a eu des relâchers de volières de particuliers. Puis quelques unes au nord et au sud de Montpellier et cela crée un noyau de population.

Claire Rougier, étudiante en master d’écologie.

Sédentaire, cette espèce exotique est aujourd’hui implantée dans plusieurs villes d’Europe. Aucune étude en France n’a pour l’instant démontré que leur prolifération menaçait l’écosystème.

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