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Rugby Top 14 : quelques pointures, des jeunes et une politique de salaires resserrés à Montpellier



Celui qui a désormais les clés de la maison du Montpellier Hérault Rugby, c’est Philippe Saint-André. Nommé “Directeur du rugby” du club au tout début du confinement (en remplacement du néo-zélandais Vern Cotter), c’est lui qui doit définir la politique sportive et économique du MHR.

Invité de nos confrères de France Bleu Hérault pour poser un peu les contours de la future saison, il a défini les rôles : «L’idée c’est que Xavier Garbajosa (ndlr : entraîneur) se concentre sur le sportif et qu’il ne soit pas pollué par tout le reste. C’est mon rôle de gérer tout ça. Mon rôle aussi de gérer l’effectif pendant les périodes de doublons. On réfléchit beaucoup à ça en ce moment. On ne va pas se plaindre d’avoir de nombreux joueurs internationaux on doit juste anticiper les périodes de doublons. On a besoin de rajeunir notre effectif, d’avoir plus de jeunes issus de la formation. »
 

Une reprise début juin

Côté terrain, les joueurs devraient retrouver le stade le 2 juin. D’abord sous forme de tests médicaux individualisés, le protocole a déjà été établi, puis sous forme d’ateliers physiques en petits groupes. La perspective de revoir des entrainements collectifs n’est à l’horizon que début juillet et si, tout va bien d’ici là, des matchs amicaux en août. La reprise du championnat est, elle, pour l’instant fixée au 5 septembre.
 

8 départs pour 9 ou 11 arrivées

Le mercato maintenant. C’est sur ce terrain que Montpellier est toujours très attendu. 8 départs sont déjà actés. Les plus notables François Steyn, Jim Nagusa, Nemani Nadolo ou encore Benjamin Fall.

On a fait des choix de se séparer de joueurs  d’un certain âge, pour recruter des joueurs un peu plus jeunes . Nous les avons signés pour 3 ans. Nous voulons travailler sur la durée et amener de la concurrence. On arrive sur un nouveau cycle. On veut vraiment s’appuyer sur cette jeune génération. On a de belles années à venir au niveau du MHR. 

explique Philippe Saint-André sur France Bleu Hérault.

On en connaît au moins un et ce n’est pas le plus jeune, puisque Bismarck Du Plessis (35ans) a re-signé pour deux saisons supplémentaires. De l’expérience pour encadrer un groupe plus jeune donc.
 

Concernant les recrues, quelques pistes :

  • le Toulousain Florent Verhaegue a déjà paraphé son contrat pour rejoindre le MHR. Ancien capitaine des Moins de 20 ans ce longiligne 2e ligne a besoin de retrouver du temps de jeu au haut niveau.
  • Autre recrue qui devrait être officialisée au même poste, lui aussi pensionnaire des moins de 20 ans, le grenoblois Mickael Capelli.

 Pour le reste beaucoup de rumeurs auxquelles Philippe Saint-André a voulu couper court en démentant d’abord l’arrivée du 3ème ligne sud-africain Pieter-Steph Du Toit : «Il faut être cohérent on est en nego sur une baisse de salaires avec les joueurs, on ne peut pas leur dire qu’on veut faire signer le meilleur joueur du monde.  Ce n’est pas possible  surtout avec les sommes annoncées dans les médias.”

Le joueur de l’année a de son côté accepté de baisser son salaire pour rester une saison supplémentaire dans son club sud-africain des Stormers et aller ainsi jusqu’au terme de son contrat actuel. 
 

Même chose pour la rumeur Folau :  

On veut être cohérent. On aura un bel effectif. On n’a pas besoin de 200 joueurs de classe mondiale. On veut un groupe qui vit bien ensemble d’une identité et de mecs qui mouillent le maillot pour le MHR.
 

Les négociations salariales continuent

Autre dossier en cours pour le directeur du club, la négociation sur la baisse des salaires des joueurs :

Il faut un geste fort de tous les employés du MHR. Les joueurs oui mais pas seulement, le staff aussi, tout le monde doit faire un geste. On a eu une réunion avec 6 joueurs qui représentent l’effectif, les discussions avancent. Nous sommes tous conscients de la situation inédite que nous vivons. Le président ne peut pas être le seul à absorber cette crise.
 

Castres est le premier club du Top 14 à avoir trouvé un accord avec son effectif. La baisse actée des salaires y est de 15% pour l’année prochaine.

A Montpellier, la fouchette pourrait être entre 15 et 31%. 31%. C’est la préconisation faite par la DNACG (Direction Nationale d’Aide et de Contrôle de Gestion) qui a étudié les retombées financières pour l’économie du rugby après cette crise du Covid 19.

Pour écouter l’interview de Philippe Saint-André chez nos confrères de France Bleu Hérault :
 

 



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